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Léman - Avril 2009 - 3 Léman - Avril 2009 - 1 Tempête 2009, à Ouchy Ara devant l'atelier Chantier de la Hève Treuil dérive Bélouga

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Défis du cinquantième - Nernier

Affiche Défi du cinquantième - Nernier - 31 juillet et 1er août

Ça y est, les choses se précisent ! Comme ceux qui ont assisté aux réunions préparatoires le savent déjà, l’Atelier des Voiles d’Antan du Léman s’est joint à l’association « La Licorne » (www.lalicorne-nernier.com) et au C2NY, Club Nautique Nernier-Yvoire (www.c2ny.org) pour organiser une régate de vieux gréements à l’occasion des cinquante ans de ce dernier.

Le C2NY, initialement nommé « Cercle de Voile de Roveriaz » du nom de la pointe de Rovorée (Yvoire) qui sépare le « Petit Lac » du « Grand Lac » côté français, a su de tous temps innover, notamment à travers l’organisation de sa régate phare des « 6 Heures de Nernier » qui est devenue l’une des trois principales du Léman par son nombre de participants, juste derrière la « Genève-Rolle » et le mythique « Bol d’Or ».

Aujourd’hui encore, c’est une idée novatrice qui voit le jour à travers le lancement des « Défis du Cinquantième » :

En effet, la régate du Samedi est un parcours classique en deux parties, reprenant le parcours historique des « 6 heures de Nernier » :

  • « Racers » pour les coursiers sauvages (l’auteur du terme se reconnaîtra !)
  • « Cruisers » pour les amateurs de belle ballade devant Nernier et Yvoire. En régate – certes – mais avec la cuisinière (et le sommelier) à bord !

Les prix seront attribués par catégorie d’age et aux vainqueurs de toutes les séries/classes représentées par au moins cinq bateaux.

… MAIS… les choses se compliquent à l’occasion de la soirée des équipages qui – en plus d’une fête à tout casser – verra le moment des DÉFIS :

Chaque skipper pourra alors « jeter le gant » à l’adversaire de son choix en prévision de la régate du lendemain qui se fera en Match-racing.

Le défi devra être lancé par « gentleman agreement » contre un bateau de la même classe / série / jauge, et/ou contre un bateau qui a montré des résultats comparables lors des manches du samedi. Il va y avoir du sport !

Le Dimanche, un départ toutes les dix minutes et un couloir de dégagement obligatoire devant le port de Nernier permettront au public d’être aux premières loges pour admirer nos beaux oiseaux blancs qui mèneront à bien leur duel amical (nous l’espérons…), mais fratricide (c’est sûr !). L’enjeu ? Une bouteille de Champagne à chaque vainqueur de duel, histoire de fêter ça dignement tout de suite… ou plus tard.

Voilà un programme qui, je l’espère, titille déjà votre subconscient d’amateur de la « Belle plaisance » !

Attention, le nombre de places est limité: Grâce à la Mairie de Nernier, nous avons pu obtenir de libérer 40 places sur les deux pontons qui se font vis à vis devant le « Quai des dériveurs » où se déroulera la fête. Nous aurons au mieux dix autres places au ponton « visiteurs » pour les plus grosses unités. Ça n’a pas été une mince affaire dans un port qui compte précisément 232 places à l’eau !

Alors, pensez à vous pré-inscrire sur le site du C2NY car nous ne pourrons garantir l’amarrage pour les arrivants de dernière minute … Vous devriez également lire l’avis de course. Et un dernier conseil : « N’oubliez pas votre pavois… »

Que Zeus et Eole nous accordent une belle fête!

J’abaisse une fois le pavillon pour vous saluer,

Jean-François Traini, Président de l’Atelier des Voiles d’Antan du Léman

Membrures ployées ou lamellées ?

Cet article avait déjà été publié sur le site, mail il avait disparu …

Sous le titre « Laminated oak frames for a 50-foot motor launch copared to steam-bent frames », paru en 1956, les auteurs décrivent – en anglais – les performance mécaniques des membrures ployées à la vapeur et des membrures en lamellé-collé.

Membrure lamellée

Membrure lamellée

Un canot pour un projet associatif

C’est la deuxième fois que notre association déroge à la règle qui veut que tout bateau qui rentre dans nos locaux ait un propriétaire, y compris ceux qu’on nous donne et que nous ne reprenons qu’après avoir trouvé un passionné susceptible de mener à bien la restauration qui lui permettra d’avoir une seconde vie.

Des « tas de planches » qui pourrissent aux quatre coins du Léman et d’ailleurs, il y en a beaucoup, beaucoup plus malheureusement que de bras pour les refaire et les entretenir…

La première exception est le 6.50 SI « Ara », construit en 1928 au Havre pour Paul Vignet président du SNLF de Thonon, qu’il fallait mettre à l’abri d’urgence (10 ans sur un parking!) et dont nous avons tous les documents d’époque.

Ara, 6.5 SI de Thonon

Le bateau a été mis au sec et stabilisé (ponçage, décapage et traitement anti-fongique) et il attend sereinement désormais une équipe de deux ou trois passionnés pour être restauré.

Arrivée d'Ara à l'AVAL

Mais revenons au canot qui nous occupe!

Fin Janvier 2010, j’apprends par Jean-François Andrier, membre de la commission technique de l’AVAL, qu’il y aurait un canot à récupérer à Mésinges. Rendez-vous est pris avec son propriétaire Vincent Buisson qui veut nous le donner pour une première visite sur place…

Si, si c'est un canot!

Et on voit que l’amour des bateaux bois mène à beaucoup de choses:

Culture cynématographique… Ooookai!

Ce nom me dit quelque chose...

Spéléologie…

Il y a des courbes cassées sur tribord

Et oui, il a fallu passer entre le « char » agricole sur lequel le canot est posé et la bâche…

Le 28 Mars 2010, les membres de l’association se retrouvent nombreux pour un peu d’exercice:

Culture physique… Une, deux…

On débache!

Matelotage…

On débache toujours...

Examen médical…

La barque enfin...

Le canot est en acajou, il mesure 5.25 mètres de long, et autant qu’on peut le voir, il s’agit vraisemblablement d’une construction Quiblier à Coudrée (Sciez)

Mauvaises surprises... comme toujours.

L’examen laisse d’ailleurs prévoir quelques séances de remise en forme. Comme d’habitude avec les bateaux qu’on nous donne!

Culture physique toujours…

Retourné et sur la remorque

Vous avez raté le meilleur: Le salto arrière carpé pour passer le canot du char agricole sur la remorque: Il y avait besoin de bras et le photographe a été mis à contribution!

… Mais après tout, vous n’aviez qu’à être là!  Et il n’est pas trop tard: Il y en aura d’autres…

Et hop! En place...

Vincent Buisson nous fait don également d’une yole stockée dans son atelier depuis fort fort longtemps (et qui avait dû connaître une vie trépidante avant!)

Tétris…

La yole sur le canot: Jeu de constructions...

Le transport s’est bien passé…

Le canot et la yole arrivent à l’atelier.

Spéléologie!

Expertise de la yole

La yole n’est définitivement pas récupérable, mais ça ne nous empêche pas de remettre en place son accastillage et sa structure pour comprendre sa construction…

Le canot rejoint son emplacement

La barque à l'atelier

Et dans les semaines qui suivent, les travaux commencent: Priorité au démontage et au décapage pour faire le bilan des travaux à effectuer.

Démontage du carque (pont avant) et des bancs

La gueule grande ouverte: Le canot, bien sûr!

Décapage des (nombreuses) couches de peinture…

Les travaux, organisés de main de maître par Pierrot et Michel, donnent le bilan suivant:

Partie avant seine, ce qui n’est pas évident avec un coffre fermé source de condensation. Seuls la préceinte (bordé du haut) et le plat bord ont souffert du reclouage du pont (à tribord) et de la jonction mal faite avec le brise-lames des deux côtés. On le voit très bien sur la photo ci-dessous, il y aura un peu de bois à refaire…

Partie avant fin Mai 2010

Dans les fonds, il y a une douzaine de courbes (membrures) à changer, principalement à l’arrière tribord, ce que nous avions vu dès le début. Deux varangues de fond sont à refaire, toujours à l’arrière, ainsi que tout ou partie de deux bordés de coque.

Partie arrière fin Mai 2010

Le but étant de transformer ce canot du Léman en chaloupe (canot gréé), avec une voile latine ou aurique, le trou visible à tribord dans le galbord et le ribord (les deux bordés longeant la quille) n’est pas un problème: Il va nous falloir construire un puits de dérive qui sera latéral à la quille car celle-ci ne mesure que 7 cm de large. Et devinez quoi? Le trou dans les bordés est pile poil au bon endroit!

Il est en effet périlleux de passer la dérive dans une fente à travers une quille de moins de 10 cm, ou alors cela nécessite des travaux de renfort que nous ne souhaitons pas entreprendre pour ce projet. Par ailleurs, de nombreux canots gréés, y compris construits ou transformés par des professionnels, bénéficient sur le Léman d’un montage à dérive latérale et non à travers la quille sans que cela nuise en rien à leurs performances.

Vue d'ensemble à fin Mai 2010

Les travaux sont interrompus pour la saison d’été, le temps de naviguer un peu, et aussi de prendre contact avec Noël Charmillot, mémoire vivante des vieux gréements du Léman et Jean-Philippe « Mayu » Mayerat, le pape des canots, afin de finaliser nos options (taille de la dérive, surface et type de la grand voile…)

La reconstruction reprendra dès cet automne, et si vous êtes intéressés par ce type de projet, faites-vous connaître: Nous sommes preneurs de toutes les bonnes volontés.

Il y a, par ailleurs, beaucoup d’autres canots à sauver et j’en connais personnellement 2 ou 3 qui ne demandent qu’à être restaurés par un amoureux du bois motivé, si vous préférez travailler à titre individuel…

Et comme on m’a appris que pour bien vendre un projet, il fallait faire rêver, voici une dernière image…

Quoi de plus beau qu'une Chaloupe du Léman?

JF Traini


Un 20 m² "Encouragement" rejoint l'AVAL

… Dis papa, c’est quoi un 20 m² « Encouragement »?

Un « 20 m² Encouragement », c’est ça…

Profil de la bête rare

Petit rappel historique: Le 20 m² « Encouragement » est un dériveur lourd (environ 500 Kg) dont le plan a été commandité à l’architecte naval Alfred Amiguet (père également de la série des quillards « 15 SNS ») dans les années 1930 par la « Société encouragement à la Navigation de Genève » qui cherchait à remplacer ses dériveurs de 15 m² « O » par un bateau plus performant…

… Dis papa, c’est quoi un « 15 m² O »…  Quelqu’un sait-il si un de ces bateaux existe encore par miracle?

Le « 20 m² Encouragement » portera un « E » dans sa grand-voile pour le différencier des 15 « O ». Il mesure 6.00 mètres de long pour 1.90 mètres au maître bau, gage d’une bonne stabilité.

Et de la stabilité, il en faut pour « encaisser » la voilure de 20 m²  qui est mesurée selon les critères de l’époque, c’est à dire à partir de la somme des triangles avant (foc) et arrière (grand-voile) sans tenir compte, ni du recouvrement du génois (mis à l’honneur au début des années 1930 par un certain Manfred Curry), ni du rond de chute de la grand voile.

La hauteur du mat laisse imaginer la puissance du gréement:

Je rappelle juste que la coque fait… 6 mètres de long!

La Société d’Encouragement à la Navigation de Genève » fusionnera plus tard avec le CVSNG, la fameuse « Société Nautique de Genève ». Quant à Amiguet, constructeur agréé pour la Suisse du Célèbre « Corsaire » d’Herbulot à partir de 1959, il se consacrera à la construction de ces petites unités.

http://www.minicroiseur.fr/savoir-plus/chantier-naval-corsaire-amiguet.php

Le « 20 mètres Encouragement » (C’est comme ça qu’on les appelle) qui nous intéresse a été commandé au chantier Quiblier de Coudrée (Sciez), grand spécialiste des canots* du Léman, par les frères Charleux, tous deux médecins à Annemasse en 1953.

Baptisé « Pschitt » du nom de la limonade du groupe Perrier commercialisée la même année, il deviendra vite le cauchemar des chaloupes* basées comme lui dans le port de Nernier: Saint-Yves (canot gréé), Loup, Aile…

Racheté en 1970 par Roland Ehrer pour le prix d’un 4.70 neuf (!!!), le bateau est rebaptisé d’un sans doute présomptueux « Eole », ce qui ne doit pas plaire au dieu des vents, car il est pris dans le même « Coup de Joran » du 7 Août 1970 qui coûtera la vie à 7 passagers de la Sainte Odile devant Yvoire et nous vaudra la mise en place du système de feux d’alerte toujours en vigueur aujourd’hui.

Plus chanceux que les malheureux,  Roland n’y perdra qu’un bout de son mat, sa grand-voile (retrouvée en vieux stock neuf chez Fragnières!), un peu d’amour propre, et… sa copine de l’époque qui a jugé ce jour là,  après une baignade forcée dans le Léman en furie, que femme de marin (même d’eau douce), ou pire, équipière, n’était définitivement pas sa vocation…

Le bateau est alors doté d’un puits de dérive inox pour remplacer l’acier d’origine pourri, d’un pont en contreplaqué et le haut du mat est réparé.

De 1980 à 2000, il est ensuite remisé pour cause de vie professionnelle trépidante et de construction d’une belle maison, avant de ressortir de l’oubli en 2003, histoire de gagner deux fois de suite la catégorie « Cruisers » de la Classique de Sciez devant du très beau linge, prouvant ainsi dans son lieu d’origine qu’il est toujours aussi fringant!

L’age arrivant, Roland cède le bateau fin Avril 2010 au président de l’AVAL et notre « Pschitt », qui a retrouvé son nom d’origine, rentre à l’atelier le 15 Mai pour un bilan complet:

- Il y a une varangue pourrie

- La dérive coince en passant à travers la quille

- les bordés de fond sont très ouverts

La dérive et son puits sont donc démontés avec un peu d’appréhension, car il est dit qu’un bateau bois pourrit par les trous qu’on fait dedans, et là, c’en est un beau!

En fait, la quille n’est pas pourrie, mais fendue sur tout le côté bâbord sous le puits de dérive, et elle l’était déjà lors du changement du puits, comme l’indique le mastic polyuréthane qu’on retrouve dans les fentes. C’est également pour ça que les traditionnels tire-fonds ont été remplacés par des disgracieux boulons « 6 pans » traversants.

Que dire également de l’hydrodynamique des têtes de boulons dépassant sous la coque? Un bateau rapide… même avec le frein à main serré!

La quille va être recollée et renforcée, puis la coque sera retournée et poncée avant la pose de flipots dans les œuvres vives. Un pseudo spécialiste (!) ayant conseillé au précédent propriétaire de calfater ses coutures de bordés au Sintobois (r), ce mastic dur et incompatible avec le bois marin (on ne le répètera jamais assez!), ceux-ci sont déformés au niveau des points de contact et nécessitent donc un flipotage.

La suite au prochain numéro: En attendant, allez donc boire une bonne… limonade!

Les photos sont disponible au format d’origine ici:

http://picasaweb.google.com/AVALeman/20MEncouragementPschitt#

*canot (du Léman): barque de plaisance ou de pêche respectivement en acajou ou en mélèze

*chaloupe: canot gréé, donc presque tout ce qui flotte avec une voile, excepté les

* Barques (de Meillerie): Grands bateaux de travail à deux mats et voiles latines, mesurant environ 30 mètres. Seuls trois exemplaires demeurent: La Vaudoise (1932), La Savoie (reconstruction, 2000) et la Neptune (1904).

JF Traini

Le bol d'Or Mirabaud

Départ ce samedi 12 juin, à 10 heures, de l’édition 2010 du Bol d’Or Mirabaud.

Organisé pour la première fois en 1939, le Bol d’Or est devenu la plus importante régate du Monde en bassin fermé. Grande fête populaire nautique, le Bol d’Or Mirabaud est désormais aussi l’une des grandes classiques du calendrier international des régates. Chaque année, des champions venus de toute l’Europe se retrouvent sur la ligne de départ en compagnie de près de six cents voiliers.

Le vainqueur en temps réel du parcours Genève – Le Bouveret – Genève remporte le challenge Bol d’Or, qui est remis en jeu chaque année – à moins qu’il ne soit gagné trois fois en cinq ans par le même propriétaire ou association de propriétaires. Seuls trois bateaux ont réussi ce défi à ce jour (cf « Histoire de la régate »).

Pour un résumé historique en image 1939-2009, cliquer ici.

Le trophée Bol de Vermeil à lui récompensé depuis 1996 le premier monocoque ayant franchi la ligne d’arrivée. Comme pour le challenge Bol d’Or, il doit être remporté trois fois en cinq ans pour être définitivement conservé.

Le parcours se veut aussi simple que possible : il n’y a qu’une seule marque de parcours, à la mi-course, au Bouveret.

Résultats 2010 :

Après 17 heures de navigation, Ladycat, barré par Dona Bertarelli, remporte avec panache l’une des courses les plus prestigieuses et difficiles, devant un parterre de champions océaniques. Faisant preuve d’une belle constance et de beaucoup de ténacité, son équipage majoritairement féminin a fait pratiquement toute la course en tête, bien entouré par les M2, en particulier Safram et Tilt. Sur la ligne d’arrivée, le D35 était suivi, avec un écart de près de deux heures, de son confrère Banque Populaire barré par le champion Pascal Bidégorry. Dans la classe des monocoques, Oyster Funds s’impose devant Swiss Interim, tous les deux ayant eu besoin de plus de 21 heures pour terminer la régate. Dix-neuf Surprise ont réussi à passer la ligne d’arrivée dans les temps impartis, après plus de 28 heures de course.

Voir le communiqué de presse.

Voir la vidéo.

Voir l’album Photo.

A noter : le meilleur concurrent « virtuel » a bouclé le parcours en 34 h 35 … Mieux vaut être sur l’eau que devant son écran !

Flipots

Un nouvel article de la commission technique de l’AVAL, qui traite cette fois du « flipotage » des bordés.

Les flipots

Le "TIOLU" à l'AVAL

Mais qu’est-ce qu’un « Tiolu » ?

Certes, ce n’est pas le Dahu, célèbre animal de nos montagnes…

http://envoiedugros.fr/index2.htm

« Au bord du Lac. Quand chante l’oiseau du temps de Mars, le tiolu, avec ses trois notes modulées. Qui sont tout le printemps déjà: ti-ti-ta. On sortait alors les barques… » (A la recherche du rameau d’or – Georges HALDAS)

Ce bel oiseau annonciateur de printemps est donc venu nicher sous notre hangar de Messery… Et quel oiseau!

Un beau profil

Un beau profil

Fabriqué par le chantier Georges « Kim » DÜRR à Port-Choiseul (Versoix) en 1976, le voilier n°1 de la série « Oregon »
Ça ne s’invente pas: Baptiser une série de bateaux bois du nom du leader mondial des… chaînes de tronçonneuses…

Heureusement, son premier propriétaire va le baptiser du nom du petit oiseau des bords du Léman: Il devient donc Le Tiolu.

Belle étrave

De dimensions respectables… 11 mètres de long x 2.70 mètres de large au maître bau, notre oiseau, léger comme une plume – il annonce « seulement » 3200 kg sur la balance – va immédiatement briller en régate.

Il faut dire que, si ses formes ne lui permettent pas le planning au portant, le plus grande partie de son poids est située dans le lest car il est construit en trois plis d’acajou sur une structure en porque innovante et solide.

la voûte arrière du Tiolu

Cette construction « raide à la toile » lui permet de porter un plumage impressionnant sur un mat à trois étages de barres de flèche!

Cela donnera l’envie au chantier Luthi de fabriquer deux (ou trois, selon les sources) autres bateaux sur le même moule, dont un appartiendra au célèbre navigateur lémanique Pierre FEHLMANN

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Fehlmann

La série prendra le nom du premier bateau. Nous hébergeons donc LE Tiolu n°1…

Un bel oiseau et une bête de course

Un bel oiseau et une belle bête de course!

Son propriétaire actuel, Yannick PLAISANCE (un nom prédestiné s’il en est!) a participé à l’épopée du catamaran « Babouche » parti en 2006 découvrir le fameux « passage du Nord-Ouest » du côté de chez les Esquimaux…http://www.babouche-expe.eu/presentation.html
C’était lui le peintre du bateau : Du bel ouvrage !
Aujourd’hui éducateur spécialisé à Genève, il destine le « Tiolu » à faire naviguer des enfants handicapés. Bravo Yannick et bon courage pour les travaux de restauration…

La polémique : vers une interdiction de la voile intégrale ?

La polémique enfle et gronde sur la rive sud du Léman : l’Etat français envisage de voter une nouvelle loi interdisant la voile intégrale.

Vers une interdiction de la voile intégrale ?

Vers une interdiction de la voile intégrale ?

Cliquer sur la photo pour la visualiser en plus grand

Les substituts au teck

Le teck c’est beau, mais :

pont1

De nos jours, la coupe sauvage est prohibée dans certains pays. Il existe cependant un trafic illégal très intense dans certaines zones de la Birmanie frontalières avec la Chine et la Thaïlande. La vente du teck constitue également la seconde ressource financière officielle du régime militaire dictatorial au pouvoir en Birmanie, avec 300 millions de dollars en 2004 (source Global Witness), ce qui représente plus de 10% de ses revenus. (source : Wikipedia)

Les substituts du Teck:

  • AFRORMOZIA (Assamela)
  • AZOBE *
  • BADI
  • CUMARU
  • DOUSSIE *
  • IPE (très lourd: densité 1.04!) *
  • IROKO **
  • MERBAU
  • NIANGON **
  • TATAJUBA

* Bois facile à trouver

** Bois très facile à trouver.

Tous ces bois présentent des caractéristiques de durabilité (durables à très durables) et d’imputrescibilité proches de celles du Teck.

Le reste est question d’esthétique (couleurs) et de… prix!

Il existe également des panneaux à base de bambou compressé, et même des mains courantes dans ce matériau (catalogue AD) qui présenterait des caractéristiques de durabilité exceptionnelles…

6 Mètres JI Plan Bjarne Aas 1914

Que dire de « Margaux »?  Il est magnifique, somptueux…

Gréement de cotre houari

Gréement de cotre houari

… Tout simplement BEAU!

Margaux tribord amure

Margaux tribord amure

6 Mètres JI ou 6 Meters « R » chez les Anglo-Saxons, ce quillard de la jauge de 1909 a, qui plus est, eu la grande chance de recevoir une restauration dans les règles de l’art…

Margaux dans son élément

Margaux dans son élément

…et surtout dans l’esprit de sa jauge d’origine.

Margaux sortant de restauration

Margaux sortant de restauration

Voici ce qu’en écrit son propriétaire actuel en authentique passionné:

Jean-François,

De retour de voyage j’ai trouvé votre dernier mail et Je vous remercie de votre intérêt dans Margaux. Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint quelques photos représentatives de son état afin de pouvoir l’afficher sur votre site.

Plan Bjarne Aas (1886-1969) architecte norvégien spécialisé dans les 6 M (37 de dessinés versus Tore Holm 40, Johan Anker 53, Pelle Petterson 19)

«   Margaux, ex-Caramba ex-Puntan   » construit en 1914 par Bjarne Aas suivant la jauge métrique de 1909. Il a été entièrement et fidèlement reconstruit dans l’esprit de la jauge d’origine en dépit des modifications qui avaient eu lieu lors de sa longue existence.

Ses dimensions sont les suivantes : Longueur au pont 9.80 m, largeur : 1.70 m, tirant d’eau : 1.50 m, longueur hors tout (beaupré + bome) 11.80 m, déplacement 3 tonnes.

Son gréement houari comprend une grande voile de 43.50 m2, une trinquette de 6.90m2 et un foc de 6.60 m2 toute la voilure a été réalisé par la voilerie Tonnerre (voilier de Tabarly et de ses Pen-Duick) Caramba a nécessité une refonte complète qui a duré 3 ans (approx 3500 hrs)

Durant sa reconstruction nous avons déposé le lest, changé ses boulons par des boulons en inox, remplacé la fausse quille par une nouvelle en iroko, nous avons gardé la quille d’origine qui est en chêne, sur les 108 membrures d’acacia nous en avons remplacée 98, ployées à la vapeur, tous les bordés sont neufs en acajou africain appelé sipo et rivetés en cuivre et posées jointifs, la bauquière a été changée ainsi que le barrotage, un nouveau pont en pin d’ Oregon, ainsi qu’à l’origine, a été posé traditionnellement avec un système de fixation garantissant une étanchéité parfaite. Nouveau roof, nouvel hiloire de cockpit, nouveau cockpit auto videur, nouveau plancher en spruce, nouveau espars (mat, bome, pic, bout-dehors) furent réalisés en spruce creux suivant les plans de Mr Nicolson directeur du cabinet d’architecture Mylne.

Le gréement dormant est en inox mono toron et le courant en chanvre lissé avec épissures, toutes les poulies d’écoutes sont en frêne avec réas alu, celles de drisses sont en bronze nickelé ainsi que les filoirs d’écoutes qui eux sont polis. Les ferrures d’accastillage sont en inox poli. Les ridoirs inox et les poulies de bastaques sont gainées de cuir. Le roof a une house de mer ainsi que la grand voile, un taud couvre entièrement le bateau

La protection de la coque est assurée par deux couches d’époxy appliquées a l’intérieur et à l’extérieur, suivi par trois couches de vernis polyuréthanes, l’antifouling est deux couches de stopani.

Ce bateau est le fruit d’une réflexion ainsi qu’un hommage à la jauge de 1909, à ma connaissance il est unique dans ce genre.

Il est sous hangar et 2 couches de vernis extérieures ont été réalisées en 2008.

Jean-François, j’espère que ces informations vous donnerons une idée de la qualité du bateau. Je reste à votre disposition pour toutes informations complémentaires que vous jugerez utiles.

Meilleures salutations

Joel Perrodo

Pour plus d’informations (photos format original et autres détails), merci de contacter l’association par mail.