Poste frontière

Mon beau-père m’a offert le n° 41 « Ô lacs » de la revue L’Alpe éditée par Glénat en 2008.

Il y a pas mal de photos – et surtout de cartes postales – anciennes du Lac, et je ne peux pas résister à partager avec vous cette illustration du poste frontière de Genève-Vaud, auprès duquel se pressent pas mal de métriques…

En cliquant sur l’image vous rejoindrez le site qui commercialise encore ces cartes.

Journées portes ouvertes à l’AVAL le dimanche 19 septembre

Dans le cadre des « Journées européennes du Patrimoine« , l’association Atelier des Voiles d’Antan du Léman est heureuse de vous convier à une journée « Portes ouvertes » le Dimanche 19 Septembre 2010 de 9 heures à 16 heures, 994 route du Lac à Chens sur Léman. Un apéritif sera servi à partir de 11 heures.

Notre association est également heureuse de fêter à cette occasion le retour sur le Léman du dériveur 20 m² Encouragement « Slocum », ex-« Reluc II » :

Construit en 1952 au chantier Ducret à Tourronde pour Mr Dijon d’Evian, ce bateau qui apparaît sur les classements des régates de la SNG entre 1952 et 1961, était parti en Seine-et-Marne depuis plus de 40 ans, et nous ne pouvons que nous féliciter de l’heureux concours de circonstances et des bonnes volontés qui nous ont permis de le rapatrier sur son plan d’eau d’origine.

Avec l’acquisition du 20 m² Encouragement « Pschitt » en Avril (Construction Quiblier 1953), ce sont donc deux de ces rares dériveurs du Léman qui ont rejoint la flotte de l’AVAL en 2010. Sauf erreur de ma part, il en reste donc désormais cinq connus…

Bon vent au patrimoine qui navigue, et bienvenue à tous les amoureux du bois dont on fait des bateaux !

Jean-François Traini
Président de l’Atelier des Voiles d’Antan du Léman

Défis du cinquantième – Nernier

Affiche Défi du cinquantième - Nernier - 31 juillet et 1er août

Ça y est, les choses se précisent ! Comme ceux qui ont assisté aux réunions préparatoires le savent déjà, l’Atelier des Voiles d’Antan du Léman s’est joint à l’association « La Licorne » et au C2NY, Club Nautique Nernier-Yvoire (www.c2ny.org) pour organiser une régate de vieux gréements à l’occasion des cinquante ans de ce dernier.

Le C2NY, initialement nommé « Cercle de Voile de Roveriaz » du nom de la pointe de Rovorée (Yvoire) qui sépare le « Petit Lac » du « Grand Lac » côté français, a su de tous temps innover, notamment à travers l’organisation de sa régate phare des « 6 Heures de Nernier » qui est devenue l’une des trois principales du Léman par son nombre de participants, juste derrière la « Genève-Rolle » et le mythique « Bol d’Or ».

Aujourd’hui encore, c’est une idée novatrice qui voit le jour à travers le lancement des « Défis du Cinquantième » :

En effet, la régate du Samedi est un parcours classique en deux parties, reprenant le parcours historique des « 6 heures de Nernier » :

  • « Racers » pour les coursiers sauvages (l’auteur du terme se reconnaîtra !)
  • « Cruisers » pour les amateurs de belle ballade devant Nernier et Yvoire. En régate – certes – mais avec la cuisinière (et le sommelier) à bord !

Les prix seront attribués par catégorie d’age et aux vainqueurs de toutes les séries/classes représentées par au moins cinq bateaux.

… MAIS… les choses se compliquent à l’occasion de la soirée des équipages qui – en plus d’une fête à tout casser – verra le moment des DÉFIS :

Chaque skipper pourra alors « jeter le gant » à l’adversaire de son choix en prévision de la régate du lendemain qui se fera en Match-racing.

Le défi devra être lancé par « gentleman agreement » contre un bateau de la même classe / série / jauge, et/ou contre un bateau qui a montré des résultats comparables lors des manches du samedi. Il va y avoir du sport !

Le Dimanche, un départ toutes les dix minutes et un couloir de dégagement obligatoire devant le port de Nernier permettront au public d’être aux premières loges pour admirer nos beaux oiseaux blancs qui mèneront à bien leur duel amical (nous l’espérons…), mais fratricide (c’est sûr !). L’enjeu ? Une bouteille de Champagne à chaque vainqueur de duel, histoire de fêter ça dignement tout de suite… ou plus tard.

Voilà un programme qui, je l’espère, titille déjà votre subconscient d’amateur de la « Belle plaisance » !

Attention, le nombre de places est limité: Grâce à la Mairie de Nernier, nous avons pu obtenir de libérer 40 places sur les deux pontons qui se font vis à vis devant le « Quai des dériveurs » où se déroulera la fête. Nous aurons au mieux dix autres places au ponton « visiteurs » pour les plus grosses unités. Ça n’a pas été une mince affaire dans un port qui compte précisément 232 places à l’eau !

Alors, pensez à vous pré-inscrire sur le site du C2NY car nous ne pourrons garantir l’amarrage pour les arrivants de dernière minute … Vous devriez également lire l’avis de course. Et un dernier conseil : « N’oubliez pas votre pavois… »

Que Zeus et Eole nous accordent une belle fête!

J’abaisse une fois le pavillon pour vous saluer,

Jean-François Traini, Président de l’Atelier des Voiles d’Antan du Léman

Un canot pour un projet associatif

C’est la deuxième fois que notre association déroge à la règle qui veut que tout bateau qui rentre dans nos locaux ait un propriétaire, y compris ceux qu’on nous donne et que nous ne reprenons qu’après avoir trouvé un passionné susceptible de mener à bien la restauration qui lui permettra d’avoir une seconde vie.

Des « tas de planches » qui pourrissent aux quatre coins du Léman et d’ailleurs, il y en a beaucoup, beaucoup plus malheureusement que de bras pour les refaire et les entretenir…

La première exception est le 6.50 SI « Ara », construit en 1928 au Havre pour Paul Vignet président du SNLF de Thonon, qu’il fallait mettre à l’abri d’urgence (10 ans sur un parking!) et dont nous avons tous les documents d’époque.

Ara, 6.5 SI de Thonon

Le bateau a été mis au sec et stabilisé (ponçage, décapage et traitement anti-fongique) et il attend sereinement désormais une équipe de deux ou trois passionnés pour être restauré.

Arrivée d'Ara à l'AVAL

Mais revenons au canot qui nous occupe!

Fin Janvier 2010, j’apprends par Jean-François Andrier, membre de la commission technique de l’AVAL, qu’il y aurait un canot à récupérer à Mésinges. Rendez-vous est pris avec son propriétaire Vincent Buisson qui veut nous le donner pour une première visite sur place…

Si, si c'est un canot!

Et on voit que l’amour des bateaux bois mène à beaucoup de choses:

Culture cynématographique… Ooookai!

Ce nom me dit quelque chose...

Spéléologie…

Il y a des courbes cassées sur tribord

Et oui, il a fallu passer entre le « char » agricole sur lequel le canot est posé et la bâche…

Le 28 Mars 2010, les membres de l’association se retrouvent nombreux pour un peu d’exercice:

Culture physique… Une, deux…

On débache!

Matelotage…

On débache toujours...

Examen médical…

La barque enfin...

Le canot est en acajou, il mesure 5.25 mètres de long, et autant qu’on peut le voir, il s’agit vraisemblablement d’une construction Quiblier à Coudrée (Sciez)

Mauvaises surprises... comme toujours.

L’examen laisse d’ailleurs prévoir quelques séances de remise en forme. Comme d’habitude avec les bateaux qu’on nous donne!

Culture physique toujours…

Retourné et sur la remorque

Vous avez raté le meilleur: Le salto arrière carpé pour passer le canot du char agricole sur la remorque: Il y avait besoin de bras et le photographe a été mis à contribution!

… Mais après tout, vous n’aviez qu’à être là!  Et il n’est pas trop tard: Il y en aura d’autres…

Et hop! En place...

Vincent Buisson nous fait don également d’une yole stockée dans son atelier depuis fort fort longtemps (et qui avait dû connaître une vie trépidante avant!)

Tétris…

La yole sur le canot: Jeu de constructions...

Le transport s’est bien passé…

Le canot et la yole arrivent à l’atelier.

Spéléologie!

Expertise de la yole

La yole n’est définitivement pas récupérable, mais ça ne nous empêche pas de remettre en place son accastillage et sa structure pour comprendre sa construction…

Le canot rejoint son emplacement

La barque à l'atelier

Et dans les semaines qui suivent, les travaux commencent: Priorité au démontage et au décapage pour faire le bilan des travaux à effectuer.

Démontage du carque (pont avant) et des bancs

La gueule grande ouverte: Le canot, bien sûr!

Décapage des (nombreuses) couches de peinture…

Les travaux, organisés de main de maître par Pierrot et Michel, donnent le bilan suivant:

Partie avant seine, ce qui n’est pas évident avec un coffre fermé source de condensation. Seuls la préceinte (bordé du haut) et le plat bord ont souffert du reclouage du pont (à tribord) et de la jonction mal faite avec le brise-lames des deux côtés. On le voit très bien sur la photo ci-dessous, il y aura un peu de bois à refaire…

Partie avant fin Mai 2010

Dans les fonds, il y a une douzaine de courbes (membrures) à changer, principalement à l’arrière tribord, ce que nous avions vu dès le début. Deux varangues de fond sont à refaire, toujours à l’arrière, ainsi que tout ou partie de deux bordés de coque.

Partie arrière fin Mai 2010

Le but étant de transformer ce canot du Léman en chaloupe (canot gréé), avec une voile latine ou aurique, le trou visible à tribord dans le galbord et le ribord (les deux bordés longeant la quille) n’est pas un problème: Il va nous falloir construire un puits de dérive qui sera latéral à la quille car celle-ci ne mesure que 7 cm de large. Et devinez quoi? Le trou dans les bordés est pile poil au bon endroit!

Il est en effet périlleux de passer la dérive dans une fente à travers une quille de moins de 10 cm, ou alors cela nécessite des travaux de renfort que nous ne souhaitons pas entreprendre pour ce projet. Par ailleurs, de nombreux canots gréés, y compris construits ou transformés par des professionnels, bénéficient sur le Léman d’un montage à dérive latérale et non à travers la quille sans que cela nuise en rien à leurs performances.

Vue d'ensemble à fin Mai 2010

Les travaux sont interrompus pour la saison d’été, le temps de naviguer un peu, et aussi de prendre contact avec Noël Charmillot, mémoire vivante des vieux gréements du Léman et Jean-Philippe « Mayu » Mayerat, le pape des canots, afin de finaliser nos options (taille de la dérive, surface et type de la grand voile…)

La reconstruction reprendra dès cet automne, et si vous êtes intéressés par ce type de projet, faites-vous connaître: Nous sommes preneurs de toutes les bonnes volontés.

Il y a, par ailleurs, beaucoup d’autres canots à sauver et j’en connais personnellement 2 ou 3 qui ne demandent qu’à être restaurés par un amoureux du bois motivé, si vous préférez travailler à titre individuel…

Et comme on m’a appris que pour bien vendre un projet, il fallait faire rêver, voici une dernière image…

Quoi de plus beau qu'une Chaloupe du Léman?

JF Traini


Le bol d’Or Mirabaud

Départ ce samedi 12 juin, à 10 heures, de l’édition 2010 du Bol d’Or Mirabaud.

Organisé pour la première fois en 1939, le Bol d’Or est devenu la plus importante régate du Monde en bassin fermé. Grande fête populaire nautique, le Bol d’Or Mirabaud est désormais aussi l’une des grandes classiques du calendrier international des régates. Chaque année, des champions venus de toute l’Europe se retrouvent sur la ligne de départ en compagnie de près de six cents voiliers.

Le vainqueur en temps réel du parcours Genève – Le Bouveret – Genève remporte le challenge Bol d’Or, qui est remis en jeu chaque année – à moins qu’il ne soit gagné trois fois en cinq ans par le même propriétaire ou association de propriétaires. Seuls trois bateaux ont réussi ce défi à ce jour (cf « Histoire de la régate »).

Pour un résumé historique en image 1939-2009, cliquer ici.

Le trophée Bol de Vermeil à lui récompensé depuis 1996 le premier monocoque ayant franchi la ligne d’arrivée. Comme pour le challenge Bol d’Or, il doit être remporté trois fois en cinq ans pour être définitivement conservé.

Le parcours se veut aussi simple que possible : il n’y a qu’une seule marque de parcours, à la mi-course, au Bouveret.

Résultats 2010 :

Après 17 heures de navigation, Ladycat, barré par Dona Bertarelli, remporte avec panache l’une des courses les plus prestigieuses et difficiles, devant un parterre de champions océaniques. Faisant preuve d’une belle constance et de beaucoup de ténacité, son équipage majoritairement féminin a fait pratiquement toute la course en tête, bien entouré par les M2, en particulier Safram et Tilt. Sur la ligne d’arrivée, le D35 était suivi, avec un écart de près de deux heures, de son confrère Banque Populaire barré par le champion Pascal Bidégorry. Dans la classe des monocoques, Oyster Funds s’impose devant Swiss Interim, tous les deux ayant eu besoin de plus de 21 heures pour terminer la régate. Dix-neuf Surprise ont réussi à passer la ligne d’arrivée dans les temps impartis, après plus de 28 heures de course.

Voir le communiqué de presse.

Voir la vidéo.

Voir l’album Photo.

A noter : le meilleur concurrent « virtuel » a bouclé le parcours en 34 h 35 … Mieux vaut être sur l’eau que devant son écran !