Sortie « coup de bol » 2018!

Samedi 9 juin, à l’heure où les participants au 80ème Bol d’Or Mirabaud se pressaient sur la ligne de départ, les participants à la sortie coup de bol de l’AVAL affutaient leurs paniers pique-nique sur le port de Nernier!

Première étape: montrer au peloton de tête du bol de quel bateau bois on se chauffe.

On a notamment pu observer de jolies passes d’armes entre Alinghi et Magic, un Tideway qui peinait tout de même à remonter de Messery dans le joyeux désordre de la tête de course

Le D35 Realteam, qui peine à raccrocher le bateau photographe

Pour se remettre de toutes ces émotions la flottille (composée de Magic le Tideway, du Primaat Volja, et des deux Villanelle, un corsaire et un mousquetaire club) a mis le cap sur Promenthoux (où nous avons ensuite été rejoints par notre ami Michel Nerbo – à la nage!!!), jeté l’ancre, et déballé le pique-nique.

4 bateaux bois au mouillage

 

4 bateaux bois au mouillage

 

Michel se met à l’eau

 

Un petit air de Caraïbes dans le canton de Vaud

Le retour vers Nernier fût calme, et animé par la flotte des Surprises qui montaient vers le Bouveret – la sortie Coup de Bol de l’AVAL était finie, le Bol d’Or commençait à peine pour eux!!!

Un nouveau suédois à l’AVAL

Un nouveau suédois à l’AVAL

Souhaitons la bienvenue à Sylvain et à Krysslek II, son joli 22m2 suédois qui a rejoint l’atelier de l’AVAL directement depuis la Suède cet automne.

Krysslek II en Suède

Il va y passer quelques mois pour recevoir les quelques couches de peinture et de vernis qu’il mérite, avant de découvrir son nouveau plan d’eau au printemps!

Plus d’informations et de photos sur le site que Sylvain a créé pour lui: http://www.krysslek.com/

Travaux sur Villanelle: suite et fin!

Travaux sur Villanelle: suite et fin!

Voici des nouvelles de Villanelle. L’année dernière, nous en étions restés là: http://www.voilesdantan.org/index.php/nouvelles-de-villanelle

Villanelle mise à nu, bois défaillants remplacés, imprégnation époxy et une première couche d’après sur la coque.

Restait donc à refaire les bois morts et à refixer le lest.

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Plus facile à dire qu’à faire car le lest est déjà percé, la quille aussi, il faut percer les mois morts en sorte que les boulons se positionnent parfaitement et, bien évidemment rien n’est droit !

Jean-François Andrier, jamais à court d’idées, trouve la solution idoine : gabarits pour l’emplacement des tiges de lest sur la quille, idem sur le lest, il ne reste plus qu’à reporter les emplacement sur les bois morts, percer et le tour est joué. Démonstration :

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Reste une difficulté : Une tige de lest, particulièrement récalcitrante, refuse, malgré tous nos efforts, de quitter son logement.

Là c’est chalumeau et coups de masse jusqu’à extraction.

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Opération réussie après deux heures d’efforts (merci à Jean-François Traini)

Il reste à remettre l’ensemble en place

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A replacer la dérive, fixer un nouveau hublot, et mettre en peinture

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Prêt pour un nouveau départ

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car le but c’est çà !

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Croisière bretonne aux fêtes de Brest et de Douarnenez et vogue vers le sud bretagne.

 

Tideway: Plus près de la fin que du début!

Tideway: Plus près de la fin que du début!

Comment savoir que l’on approche de la fin d’une restauration? Facile, c’est quand la liste des choses à faire avant la mise à l’eau recommence à augmenter, après avoir gentiment réduit pendant quelques mois!!! Mais la je crois que l’on peut dire que je tiens le bon bout’!

Voici quelques photos de ce qui m’a occupé ces dernières semaines (attention pour les maniaques, je n’ai pas rangé avant de prendre les photos):

Visuellement, c’est à peu près ici que l’on avait laissé dans l’article précédent, mais c’est sans compter les dizaines de pièces réalisées à l’atelier pendant l’hiver et le printemps:

On remarque déjà le pont et les bancs qui attendent de trouver leur place

Commençons par les bancs, puis le pont:

Affleurage du pont; le chatterton est là pour éviter de buter sur les clous

Et voilà, ça fait déjà un peu plus meublé:

Pont et bancs posés!

Là on peut enfin mettre les pièces qui me démangeaient depuis des mois: des cadènes. Ca peut paraitre anecdotique, mais ça permet de faire ça:

Avec un mat, ça fait tout de suite un peu plus ‘voilier’, non?

Quitte à avoir un mat, autant l’habiller un peu…

OK l’écoute est d’époque mais le génois est neuf – merci la fête des pères!

On en rajoute un peu

OK mais ça fait un peu brut de décoffrage. pourquoi ne pas ajouter un hiloire?

Ca a l’air de passer

Un peu fade, vernissons!

Voila ça commence à briller

OK voila pour l’intérieur (reste les paillots, que l’on aperçoit bruts sur la dernière photo, et que je suis en train de refaire en mélèze. Il faut bien une petite touche locale sur ce bateau).

Passons à l’extérieur.

Le safran; j’adore cette pièce, c’est grave docteur?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il manque aussi des listons (de 4m de longueur)… Mais j’ai heureusement un morceau d’acajou de 4m10 que je gardais précieusement depuis des années juste pour ça. La partie stressante commence – pas le droit à l’erreur car pas de bois d’avance en cette longueur.

Première bonne nouvelle, je pensais en tirer seulement deux, et il y en a en fait 4.

On commence la pose; ces cadènes jouent décidément un grand rôle dans ma vie en ce moment

Mais 6 vis, 1m20, et un tout petit ‘crac’ plus tard, je commence à ne plus les aimer… Il va falloir faire une entaille de 1.5mm dans le liston pour qu’elles trouvent leur place. Facile, on scie les épaulements mais on évide au ciseau – mais le faire sur une pièce de 12mm d’acajou cintrée, en tension, et flottant dans le vide n’est clairement pas bon pour la tension artérielle…

Je ne me rappelle plus de qui est la citation « ça passe toujours »

Et puisqu’on est au mois de juillet, il faut bien que ça bouchonne un peu:

On prépare les bouchons

Et on tapote (ou on taponne, c’est selon). Il y en a 40 sur les listons.

On en profite pour bouchonner les vis sur les taquets – en frêne ici.

Comme vous pouvez le voir sur les photos, et en particulier la dernière, j’ai mis en place un « dress code »: beige et bordeaux (rouge accepté). A voir dans un prochain article ‘matelotage’.

Prochaines étapes? Un deuxième liston, quelques retouches de vernis, un peu d’accastillage poser, et la mise à l’eau, à laquelle vous serez bien sûr conviés!

Florent

Le mois de décembre à l’AVAL: Au taquet

Le mois de décembre à l’AVAL: Au taquet

Le froid et la brouillard de ces derniers jours n’empêchent pas de travailler (un peu) sur nos bateaux!

J’ai commencé il y a quelques temps à travailler sur mon gréement et ai entre-autres désaccastillé mon mât pour le revernir. Les taquets en nylon des années 60 sont bien fatigués, mais plutôt que d’en recommander une dizaine à 1€ pièce, j’ai préféré faire une petite entorse à la tradition et me lancer dans la fabrication d’une série en frêne. Après tout, à quoi bon se faciliter la vie? 

Les taquets originaux

Les taquets originaux

On commence tout d’abord par coller le gabarit à l’échelle sur une plaque de mdf de 2mm, et on le détoure grossièrement à la scie sauteuse:

Le gabarit original

Le gabarit original

On s’approche ensuite au plus près du trait de coupe, tout en s’assurant que les formes sont régulières et que le chant du mdf est à peu prés à angle droit (il va servir de guide pour fabriquer le gabarit final à la défonceuse).

On arrondit tout ça

On arrondit tout ça

Le rifloir est l’outil idéal pour ce genre de travail. C’est typiquement le type d’outil dont on peut tout à fait se passer, jusqu’au jour où l’on a eu un dans la main:

Mes outils de base

La prochaine étape est de reporter le tracé sur un gabarit un peu plus solide (et avec des fixations dignes de ce nom), étant donné que l’on va usiner les taquets dans un plateau de frêne de 27mm.

Une chute de sapin et une fraise à copier feront très bien l’affaire:

Le gabarit en sapin

Le gabarit en sapin

Une fois le gabarit en sapin solidement vissé sur le plateau de frêne, et le plus gros de la chute retiré à la scie, on peut détourer le taquer (toujours à la défonceuse):

Première passe

Première passe

Et voici le taquet brut. Temps nécéssaire pour en arriver là une fois le gabarit préparé: environ 10 min. Heureusement car une fois qu’on en a fait un c’est très tentant d’en faire des dizaines pour en mettre partout.

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On rabote tout ça à la bonne épaisseur:

On rabote à l'épaisseur

Quelques passes à la ponceuse à bande:

Ca s'arrondit

On ressort la trousse de rifloirs pour finir d’arrondir tout ça, quelques minutes de ponçage:

Avant finition

Et voilà, reste à fabriquer les autres et à appliquer la finition. Je pense à de l’huile de lin bouillie, probablement plus résistant à l’usure que le vernis pour ce genre d’applications, mais si quelqu’un a une autre suggestion je suis client!

Florent